Déchets nucléaires: dépasser la fuite en avant technologique

27 octobre 2026 |
Échange avec Robert Charlier, professeur émérite à l’ULiège.
Que faire des déchets nucléaires les plus dangereux, dont la durée de vie se compte parfois en dizaines de milliers, voire en centaines de milliers d’années ?
Depuis plusieurs décennies, l’enfouissement géologique profond est présenté comme une solution de référence. Mais cette option repose sur une accumulation de dispositifs techniques, de modèles scientifiques et d’hypothèses sur le comportement des roches et des matériaux à très long terme.
Dans une récente interview à L’Écho, Robert Charlier, professeur émérite à l’ULiège et spécialiste de la géomécanique des stockages souterrains, estime que « l’enfouissement des déchets nucléaires est devenu un monstre technologique » et appelle à rouvrir le débat. Cette position est d’autant plus interpellante qu’il a lui-même consacré une part importante de ses recherches à l’étude du comportement des roches et des barrières destinées à accueillir ces déchets.
Au-delà de la seule question technique, cette conférence sera l’occasion d’interroger les choix qui se cachent derrière le stockage géologique : peut-on garantir une solution sur des échelles de temps qui dépassent largement l’histoire humaine ? Jusqu’où peut-on complexifier une technologie censée nous protéger d’un risque à très long terme ? Ce débat doit-il être laissé aux spécialistes ou fait-il l’objet d’un enjeu démocratique de premier ordre ?
Une rencontre pour prendre du recul sur une question qui engage non seulement la science et la technologie, mais aussi notre responsabilité envers les générations futures.
Une initiative de l’Association Joseph Jacquemotte, d’A Contre Courant, des Amis de la Terre et d’Occupons le Terrain, avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le 24 novembre, à 18.30 , à l’Auberge Georges Simenon