L’avenir compromis des relations monétaires entre le Chine et de l’Amérique latine

Analyse19 juillet 2016 |

La Chine a, ces dernières années, multiplié les initiatives visant à accroître son influence en Amérique latine. Des accords monétaires ont été conclus entre différents pays de la région (parmi lesquels, le Brésil) et la République populaire de Chine. Le but de la manœuvre pour la partie chinoise consistait à encourager l’utilisation à l’étranger de sa devise nationale, le yuan renminbi.

On peut penser qu’aujourd’hui, tous les éléments sont réunis pour que la récente percée de la Chine dans la région soit remise en cause. Les lecteurs férus des grands titres de la presse généraliste pointeront bien entendu « le retour de la droite » dans la région. Ce n’est pourtant qu’un aspect du problème. La crise économique en Chine et les récentes mesures de libéralisation économique et financière adoptées par Pékin réduisent de facto de plus en plus les possibilités de coopération entre l’Amérique latine et la Chine. Prenons l’exemple de l’Argentine.

Les relations monétaires de la Chine et de l’Argentine

En juillet 2014, la Banque centrale de la République d’Argentine (BCRA) et la Banque populaire de Chine (BPC) convenaient d’un swap de devises entre elles (ou currency swap). Ce mécanisme permet aux deux banques centrales d’échanger un montant déterminé de leurs devises respectives via des lignes de crédit croisées. L’utilisation de ces dernières, par l’une ou l’autre des parties, implique le paiement d’un intérêt en sus, bien entendu, du remboursement du principal utilisé.

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