[POSTPOSÉ] Georges Abdallah et Salah Hamouri: LIBERTÉ!

Conférence-débat
21 juin 2018 | 19:00
Bruxelles
 

Attention: Nous sommes malheureusement contraints de postposer l’événement. Toutes nos excuses, nous vous tiendrons informé·e·s de la nouvelle date au plus vite!

Georges Ibrahim Abdallah, né le 2 avril 1951 au Liban, s’est engagé dans la gauche libanaise en résistance aux massacres de masse perpétrés par les confessionnalistes de tout bord et leurs alliés israéliens et franco-américains. Arrêté le 24 octobre 1984 à Lyon dans le cadre de l’enquête contre les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL), il est condamné à quatre années de détention en juillet 1986, pour détention d’armes et d’explosifs. En mars 1987, un nouveau procès le condamne à perpétuité. En novembre 2003, une juridiction autorise sa libération mais sur ordre de Dominique Perben, Ministre de la justice, une procédure d’appel obtient le maintien en prison. Les demandes de libération conditionnelle se succèdent dès lors en vain. En avril 2008, la nouvelle loi la rétention de sûreté, qui limite les possibilités de libération, est appliquée rétroactivement à Georges Abdallah… Ce n’est qu’en janvier 2013, que la chambre d’application des peines examine sa demande de libération. Elle l’accepte mais la conditionne à un arrêté d’expulsion. Sous pression des États-Unis, Manuel Valls, se garde de signer l’arrêté d’expulsion pour torpiller la décision juridique de libération. Georges Abdallah est en prison depuis 34 ans.

Salah Hamouri, 32 ans, est un jeune avocat Palestinien par son père et Français par sa mère. Il a 15 ans lorsque débute la seconde intifada. Comme de nombreux jeunes Palestiniens, il participe aux actions et aux manifestations contre l’occupation. A 16 ans, il est arrêté et mis en prison pour 6 mois. A 19 ans, il est arrêté une seconde fois et passe 5 mois en détention administrative. En mars 2005, il est arrêté et inculpé pour des motifs qu’il a toujours niés : avoir projeté de tuer Yossef Ovadia, rabbin et leader du parti politique Shas, et appartenir au Front populaire de libération de la Palestine. Contraint à plaider coupable par l’Etat israélien, il sera condamné à 7 ans de prison et sortira des geôles israéliennes le 18 décembre 2011 dans le cadre de l’échange de 1027 prisonniers politiques palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit. A sa libération, il entame des études de droit et épouse en 2014 une citoyenne française avec qui il vit à Jérusalem-Est. Bien qu’harcelé par les autorités d’occupation, Salah Hamouri travaille en tant qu’avocat des prisonniers politiques. Le 5 janvier 2016, alors qu’elle revient de vacances en France, son épouse, enceinte de 6 mois, est mise en détention 3 jours et est expulsée vers la France. Une nouvelle fois arrêté dans la nuit du 23 août 2017, Salah Hamouri est depuis emprisonné sous le régime de la « détention administrative » sans être informé de la raison de leur emprisonnement, sans inculpation ni procès. Cette détention administrative peut être renouvelée selon le bon vouloir des autorités israéliennes, tous les six mois.

Salah Hamouri et Georges Ibrahim Abdallah sont deux exemples de la politique de « deux poids deux mesures » de la justice et de la diplomatie françaises dès qu’il s’agit de la question palestinienne. En abandonnant un citoyen français à l’arbitraire des « détentions administratives » israéliennes, en usant de tous les moyens pour prolonger la détention en France de celui qui est déjà le plus ancien prisonnier politique d’Europe, les autorités françaises font preuve d’une complicité avec l’oppression du peuple palestinien qui doit être connue et dénoncée.

En prévision de la manifestation pour la libération de Georges Abdallah à Paris le 23 juin, nous vous invitons à une soirée d’information et de soutien.