Bombe de graines

Atelier citoyen
14 mai 2017
Charleroi
 

Les bombes de graines font partie du mouvement «Green guerilla» ou «Guerilla gardening» et découlent également de certains mouvements historiques tels que les Diggers.

La naissance de la guérilla gardening a suivi plusieurs phases avant de correspondre à nos collectifs modernes. Toutes celles et touts ceux qui se sont battus pour garder leurs terres ou y accéder à travers des actions diverses participèrent à la naissance d’une forme d’activisme aujourd’hui appelée, «guérilla jardinière et potagère».

Officiellement, le mouvement est né en 1973, à New York avec Liz Christy qui a lancé des «bombes de graines» au-dessus des palissades d’un lotissement abandonné et l’a transformé en jardin collectif. Le mouvement s’est répandu un peu partout dans le monde.

En végétalisant les espaces publics ou délaissés, ces guérilleros pacifiques entendent reprendre le contrôle de l’espace urbain, végétaliser la ville mais aussi repenser le collectif, offrir des lieux en partage, renouer avec un mode de vie plus naturel et moins dispendieux en ressources. Certaines villes ont même participé à la création de jardins partagés ou initié des projets de végétalisation.

Les raisons de participer à une action de guérilla gardening sont très variées. Pour la plupart, c’est une question de retourner à la terre; pour les plus militants, il s’agira, par exemple, de s’opposer à la construction d’un parking ou à l’utilisation d’OGM; pour d’autres de développer la biodiversité ou de manger leurs propres légumes; pour certains, venus en voisins, de créer des liens sociaux ou intergénérationnels; pour d’autres encore il s’agira de retrouver le contrôle de la production alimentaire, en créant des alternatives au capitalisme.

L’intérêt du mouvement est de permettre, par une activité simple et saine, le jardinage, d’aborder tous ces sujets et, par le partage des connaissances, de reprendre possession de l’espace public, de valeurs universelles et de réaliser un contre-pouvoir aux lobbys, d’aider les pollinisateurs, etc. Avec comme point commun le plaisir de jardiner, chacun peut donner à son geste le sens qu’il veut : politique, écologique, social, économique, artistique… Paradoxalement, cette multiplicité d’approches, loin d’affaiblir le mouvement, est source de vigueur.
Au travers de l’atelier proposé, deux type de bombes seront élaborées:

  • celles à base de terre
  • et celles à base de papier recyclé

Une activité citoyenne – grand public, organisée par Le Progrès ASBL, en collaboration avec le réseau JaQuaDy et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cet atelier est mené par Sophie Vynckier, médiatrice socioculturelle ACJJ ASBL, apicultrice et formatrice en culture durable.